Retour à l'accueil

La réintroduction de la tortue cistude en Savoie

La tortue cistude, sa réintroduction
Les tortues exotiques
 

La tortue cistude, sa réintroduction

 

Tortue cistude (cop.Denis Palanque)

La Cistude d’Europe (Emys orbicularis) est la dernière espèce de tortue aquatique d'eau douce française !

On la trouve dans les milieux humides à fond vaseux comme les étangs, les marais, les mares, les fossés, les canaux d'irrigation et les annexes fluviales. Sa raréfaction s’est accélérée depuis le XIXe siècle. Cette accélération est liée à un faisceau de facteurs d'origines anthropiques comme le drainage des zones humides, l'endiguement des cours d'eau, la fragmentation du milieu, l'urbanisation, les pollutions ou le labourage des sites de ponte. La présence de la tortue à tempes rouges pourrait être un facteur aggravant. Inscrite à l'annexe II de la Convention de Berne (1979) et à l'annexe II de la directive Habitat (1992), la cistude est aujourd’hui une espèce patrimoniale reconnue.

 

 

 

La cistude, de par sa biologie, fait partie de ces espèces emblématiques de la cause des espèces menacées. La forte sélection naturelle à laquelle elle est soumise, sa maturité sexuelle tardive et la diversité des biotopes indispensables à sa survie en font une parfaite indicatrice de l’état de santé de nombreux écosystèmes et de la gestion des ressources naturelles. Le capital sympathie très important dont jouit cette espèce auprès du public permet en outre de fédérer un maximum d’efforts.

La réintroduction de la cistude au lac du Bourget

 

Retour haut de page

 

Les tortues exotiques

 

 

Tortue de Floride (cop. M. Reverdiau)

Des espèces exotiques de tortues sont fréquemment retrouvées dans le milieu naturel (la tortue à tempes rouges, ou tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), Pseudemys concinna, Pseudemys nelsoni (ou tortue de Nelson), Scripta scripta… : elles sont souvent victime de l’irresponsabilité de leurs maîtres ou simplement du manque d’information relatif à l’espèce. En effet, la plupart sont achetées toutes petites en animaleries et grossissent très rapidement jusqu’à devenir trop encombrantes. Elles sont alors trop souvent relachées. Leur présence perturbe donc nos écosystèmes et portent notamment préjudice à la tortue cistude avec laquelle elles entrent en concurrence.

 

La tortue à tempes rouges, ou tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), fut importée en France depuis les années 70 jusqu’en 1997. Elle est à présent interdite à l’importation mais on la retrouve maintenant en grand nombre aux abord des lacs, étangs et rivières. Sur les 500 000 individus relâchés, 30 à 50 000 d’entre eux seraient aujourd’hui dans le milieu naturel !

Dépliant d'information

Retour haut de page