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Le Contrat de bassin versant du lac du Bourget

Le Contrat de bassin versant du lac du Bourget est l'instrument financier émanant du Conseil Général de la Savoie qui finance la restructuration du bassin versant du lac du bourget sur le plan touristique, environnemental et urbanistique. Un certain nombre d'actions menées par le Conservatoire s'intègrent dans ce vaste plan :
- Restaurer les roselières du lac du Bourget
- Re-naturer le fonctionnement hydraulique du lac du Bourget
- Préserver, restaurer et gérer les zones humides du bassin versant
- Marais de Chautagne : re-naturer le fonctionnement hydraulique
- Inscrire la préservation durable des zones humides dans les documents d’urbanisme
- Re-naturer les cours d’eau              
Le Contrat de lac s'étend sur la période 2003 - 2006.

 LIFE "Nature" Lac du Bourget : restauration des roselières du domaine de Buttet
 Restauration des roselières de la baie de Mémard
 Restauration de la roselière des baies de Grésine et Quissart
 Restauration des roselières de la rive du Poète

 Restauration du fonctionnement hydraulique de la nappe de Chautagne

 

LIFE "Nature" Lac du Bourget : restauration des roselières du domaine de Buttet

La Feuille et la Plume n°35, spécial LIFE Nature « Lac du Bourget » (document pdf, 1,3 Mo)

 En 1998, après trois ans d'études, le comité de pilotage Natura 2000 du site "Haut-Rhône, marais de Chautagne et Lavours, Lac du Bourget" approuvait à l'unanimité le document d'objectifs expérimental. Fort de ce consensus, plusieurs maîtres d'ouvrage, parmi lesquels notre Conservatoire présentaient un programme d'intervention auprès de LIFE-Nature : la Commission européenne a retenu les actions proposées sur le Lac du Bourget et les marais du sud du Lac ainsi que la réintroduction de la Cistude d'Europe pour leur caractère innovant.

 

Engagé en 1999, le programme LIFE-Nature est aujourd'hui terminé.

 

Cette histoire de presque 10 ans est exemplaire à plus d'un titre. Elle traduit la volonté de tous les partenaires rassemblés au sein du Conservatoire - Etat, Département de la Savoie, collectivités locales, associations de protection de la nature, chasseurs, pêcheurs et agriculteurs, accompagnés par la Région Rhône-Alpes et l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse - de préserver, restaurer et entretenir un patrimoine jugé aujourd'hui irremplaçable.

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Restauration des roselières de la baie de Mémard

La Feuille et la Plume n°38 : dossier baie de Mémard (document pdf, 1 Mo)
L’année 2004 a vu la 3ème restauration de roselières autour du lac du Bourget, celles de la baie de Mémard. C’est ainsi que près de 9 000 m3 de matériaux vaseux ont été extraits de la baie, de manière à ce que 10 000 m2 de roselières puissent trouver une deuxième jeunesse. Cette cure de jouvence a nécessité la création de fascines végétales et la plantation de roseaux et de scirpes. La tranquillité du site est assurée « coté lac » par un piquetage empêchant les bateaux de pénétrer dans la roselière et « coté terre » par des palissades en bois. La baie de Mémard se révèle donc dès à présent sous un autre jour, que l’on pourra peut-être découvrir en détails dans un observatoire qui trouvait idéalement sa place dans l’ancienne station de pompage.

 

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Restauration de la roselière des baies de Grésine et Quissart

Ces deux secteurs de rive, isolés du lac par la voie ferrée, sont gérés par le Conservatoire, sous l’oeil attentif de la Commune et de l'association locale Equi'libres Naturespaces : ces sites remarquables sont également inscrits dans les actions du Contrat de bassin versant.

Sur Grésine, un chenal peu profond a été creusé entre la route départementale et la roselière, offrant un nouvel habitat ainsi qu'une amélioration de la circulation de l'eau dans le délaissé. La roselière a été décapée par endroits, afin de la rajeunir et d'offrir des clairières. Dans l'angle sud-ouest du "délaissé", une petite roselière a été restaurée : fascine de protection, engraissement et plantation.

A Quissart, un abattage d'arbres a été opéré à l'extrémité sud du délaissé, permettant une ouverture de la roselière et offrant un point de vision sur le site.

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Restauration des roselières de la rive du Poète

Quatrième étape du tour du lac des roselières en détresse : le Conservatoire s'est penché sur la “Rive du Poète”, au nord du Lido. (commune de Tresserve). Et pourtant cette restauration, chantier du Conservatoire programmé au contrat de bassin versant du lac du Bourget, est étroitement associée à la requalification de la route nationale (maîtrise d’ouvrage D.D.E.) et à la création d’un “chemin lacustre” (maîtrise d’ouvrage Conseil général de la Savoie).

Comme au Domaine de Buttet, aux Mottets et à la baie de Mémard, en 2007, le Conservatoire a planté des roseaux dans des matériaux rapportés et protégés de la houle. A l’image du modèle du lac de Constance (Allemagne), cette protection s'est faite par un véritable rééquilibrage de berge. Pour une houle et une granulométrie données (1,5 cm), un pendage bien précis a pu assurer la stabilité nécessaire, calé en pied par une butée de galets. Cette technique a permis d’implanter la roselière tout en minimisant la surface à engraisser … et le coût !

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Restauration du fonctionnement hydraulique de la nappe de Chautagne

Depuis 1998, le marais a fait l'objet d'une très importante étude portée par la Communauté de communes de Chautagne sous la maîtrise d'ouvrage de l’EID (Entente interdépartementale pour la démoustication). Après avoir cerné les facteurs responsables et établi un modèle de simulation du fonctionnement de l'hydrosystème, cette étude a débouché sur des projets de restauration de certaines parties du marais. De petites opérations expérimentales et à effet très localisé, ont débuté en novembre 2004.

Ces aménagements visent la réhydratation des couches de surface du marais en faisant s’infiltrer de petites quantités d’eau transitant dans les deux principaux canaux de Chautagne. Ils ne pourront en aucun cas provoquer ou augmenter l’inondabilité des terrains. Les résultats obtenus permettront d’envisager des opérations de plus grandes ampleurs qui seront toujours conçues et mises en oeuvre dans un soucis de compatibilité avec les enjeux autres que ceux liés aux prairies humides.

A l'automne 2007, une station expérimentale a été mise en place par le CPNS pour tester à l'aide de piézomètres la façon dont l'eau s'infiltre dans une parcelle riche en bourdaine. Le suivi de la parcelle se poursuit sur 2008. Pour plus d'information, voir La Feuille et la Plume n°50 spécial Chautagne.

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