Les sites gérés par le CPNS

Au 1er janvier 2012, le CPNS gère 81 sites pour une surface de 1 565 ha (en maîtrise foncière ou d'usage ou en partenariat de gestion).

Répartition par types de milieux :

Types de milieux Nombre de sites Superficie (en ha)
Marais de plaine 46 579
Milieux lacustres 2 77
Milieux alluviaux 8 688
Pelouses sèches 17 145
Tourbières 4 73
Ecosystèmes forestiers 3 3
Grotte à chiroptères 1 -

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  • Les marais de plaine

La végétation abondante est dominée par des laiches, des choins et des graminées comme la molinie. C’est le domaine des orchidées rares : orchis à fleurs lâches, liparis, herminium, spiranthe d’été et sa faune est diversifiée : papillons, libellules, reptiles et batraciens. Une exploitation par la fauche est souvent favorable, voire nécessaire au maintien du milieu. La populiculture, le maïs, les remblais et la création de zones aménagées sont, avec le reboisement naturel, les causes principales de leur disparition. Leur sauvegarde contribue à la protection de nos ressources en eaux.
 

  • Les étangs et bords de lac

Les milieux d’étangs et rivages de lacs sont caractérisés par une végétation abondante, la roselière, qui abrite un nombre important d’espèces, autant dans sa partie terrestre que lacustre (avifaune et poissons y trouvant une zone de reproduction et de repos, insctes et notamment libellules et papillons rares, amphibiens ou reptiles...). En forte régression, la roselière possède également une fonction d’épuration. Fragilisée par les aménagements humains qui régulent parfois les niveau de l’eau, empêchant  les roseaux de se reproduitre, elle peut être victime d’une houle trope forte qui casse ses tiges clairesemées.

  • Les milieux alluviaux

Vivant au rythme des variations du fleuve, ils présentent une palette de milieux fortementcontrastés : bancs de galets, fourrés desaules, lônes, pelouses sur sable et forêtsmarécageuses. Les alluvions favorisent une végétation exubérante. Les étiages découvrent desbancs de sable ou de galets, laissant place à des espèces pionnières comme la renouéepersicaire, les cressons, les bidents ou des espèces parfois venu de très loin en amont : épilobede Fleischer, gypsophile rampante. En Savoie, l’aménagement des fleuves et la prolifération desespèces invasives, principalement l’impatience de l’Himalaya et la renouée du Japon,sont les causes premières de la dégradation de ces milieux.

  • Les pelouses sèches

Les pelouses sèches sont des milieux arides parce qu’exposés au sud, souvent sur une pente, et située  sur un sol pentu ou drainant ou avec un humus pauvre et peu développé. On y trouve un habitat et des espèces très spécifiques et variés : papillons, cigales, criquets, reptiles, rapaces, graminées, orchidées de milieux secs, flore aromatique...  L’abandon de la fauche ou du pâturage, la déprise agricole ou au contraire la plantation de vignes sont, avec l’urbanisation, la cause principale de leur régression.
 

  • Les tourbières

Milieux très pauvres, elles obéissent à des conditions naturelles particulières : un relief doux, un sol imperméable, une température fraiche et une alimentation permanente en eau pauvre en éléments nutritifs. La flore y est très originale et dominée par des mousses hydrophiles : les sphaignes. On y trouve également des plantes carnivores comme les grassettes, les droseras et des petites laiches, la plupart protégées. Barrages, drainages, et exploitation ont largement contribué à leur disparition. La sauvegarde et la réhabilitation des dernières tourbières est un enjeu majeur en Savoie.
 

  • Les écosystèmes forestiers

Une forêt ou un massif forestier est une étendue boisée, relativement dense, constituée d'un ou plusieurs peuplements d'arbres et d'espèces associées. Les milieux forestiers de la région comprennent des milieux très divers en fonction des essences prédominantes et sont le refuge d’espèces emblématiques et patrimoniales telles que la buxbaumie verte (mousse). Les bois morts et à cavités abritent également une microfaune et une fonge remarquables qui impliquent la mise en place d’une gestion sylvicole particulière.

  • Les Grottes à chiroptères