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Les milieux affiliés aux cultures

Tulipe de Maurienne

De nombreuses hypothèses ont été formulées pour expliquer l'origine des "tulipes de Savoie". Les environs de St-Jean-de-Maurienne et de Moutiers ont hébergé dans la nature jusqu'à huit "espèces" différentes de tulipes qui ne sont connues nulle part ailleurs au monde. On ne sait comment elles sont arrivées chez nous et peut-être qu'un jour des séquences d'A.D.N. viendront nous éclairer sur les filiations de ces plantes de Savoie avec les tulipes du Moyen-Orient et celles des jardineries !

En ce début du XXIe siècle, trois espèces sont éteintes dans la nature : la tulipe d'Aime, la tulipe de Perrier et la tulipe à feuilles planes. Les cinq autres survivent tant bien que mal à proximité de leur localité historique toujours avec des effectifs extrêmement réduits. Il s'agit des tulipes du cardinal Billiet, de Didier, de Maurienne, de Montandré et des Sarrasins. Toutes ces espèces sont sauvées et cultivées au Conservatoire botanique national alpin à Gap. En collaboration avec ce dernier, le Conservatoire participe à des essais de renforcement de populations sur le terrain à Centron en Tarentaise et à Hermillon et St-Julien-Montdenis en Maurienne.

D’autres milieux agricoles traditionnels restent à protéger comme les plantes compagnes des moissons, fortement menacées par l'évolution des pratiques culturales. Les oiseaux des vieux vergers, des paysages bocagers (chouette chevêche, hibou petit-duc) voient leur milieu de vie se restreindre au fil des ans. Comment le Conservatoire pourra-t-il dans les années à venir participer à la préservation de ces habitats "ordinaires" , qui le sont de moins en moins ?

Coquelicots